Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 10:00

"Oh..."... C'est en général ce qui nous échappe quand on n'arrive pas à exprimer ce que l'on ressent. C'est une réponse qui n'en est pas une, une expression qui n'exprime rien. L'indicible, les secrets les plus lourds, le mensonge, les masques que l'on porte sont au coeur de ce roman. Avec bien sûr le sexe, l'amitié, l'amour et des liens familiaux très particuliers... L'auteur s'amuse à se projeter dans la tête d'une femme, son personnage principal. Et les nanas apparaissent expertes en manipulation, tyranie et tromperie tandis que les meck surprennent par leur affigeante naïveté, leurs perversions maladives et leurs égos sur-dimentionnés... Djian signe là l'un de ses bouquins les plus durs. Il n'y a pas de chapitre, pas de pause, pas de répit, pas de pitié. Je suis pas sûr que l'association ni pute ni soumise apprécie beaucoup. D'ailleurs je suis pas sûr que grand monde apprécie. C'est cruellement génial. Méchament intelligent. J'y vois même une certaine morale, que je ne révèlerai pas, histoire de ne pas gacher le plaisir des futurs éventuels lecteurs... Mais j'ai presque la sensation d'avoir lu un conte pour adulte. C'est clairement le bouquin que j'ai préféré dans les trois que j'aborde dans cet article mais c'est aussi celui que je conseillerai au moins grand nombre de personnes ! Vous voilà prévenus : Oh, on adore ou on déteste, mais on en ressort pas indemne.

 

DJIAN-Philippe-COUV-Oh-avec-bande.jpg

 

"Dôme". Des gosses s'amusent à poser un verre sur une colonie d'insectes, histoire de s'amuser à regarder ces pauvres bestioles se démener face à cette prison qui dépasse leur compréhension. Sauf que la colonie en question est une ville, les bestioles sont des hommes et les gosses... Des êtres extra-dimentionnels ? Comment savoir ? Ils sont à peut près aussi impossibles à concevoir pour nous que nous le sommes nous même aux yeux d'une fourmi. Encore un pitch de Stephen King taillé sur mesure pour le cinéma, avec ses personnages ultra-carricaturaux et complètement barrés, des moments forts où l'on visualise carrément les effets spéciaux ultra-spectaculaires made in Hollywood... Deux tomes, plus de 1500 pages qu'on aurait pu réduire à 1000... mais tout de même un bon moment de littérature fantastique.

 

Dome.jpg

 

"L'infection"... On disait que j'allais écrire un bouquin où comme dans Tron, le héros il se retrouve dans un jeux vidéo. Pis comme dans 2001 Odysée de l'espace, le méchant il serait en fait une intelligence artificielle psychopathe qui tue tout le monde, à commencer par tous les cons que je peux pas me blairer. Comme dans Matrix, il apparaitrait où il veut en se téléportant comme dans Star-Trek, même qu'il pourrait étouffer les gens comme Darth Vador dans Star Wars et aussi les faire exploser comme dans Scanners. Y aurais aussi des Zombies, paske j'adore Walking Dead et on disait que la femme du héros elle meurt pour qu'il soit trop en colère. Mais en fait elle est pas morte, elle est juste passée dans le Web où sa conscience survie dans la machine comme dans je sais plus quel autre film... Bon, ça part clairement dans tous les sens. Idem au niveau du style. L'emploi du passé simple donne un aspect assez littéraire qui tranche sévère avec quelques expressions familières... Sans compter les petites formules désuètes qui m'ont toujours amusées chez Etienne. N'allez pas croire pour autant que je n'ai pas apprécié. Je lirai la suite, c'est certain. Et pas seulement parce que l'auteur est un copain... qui n'aura jamais le style de Djian pour mêler le littéraire au familier, ni le don de raconter des histoires fantastiques façon Stephen King. Voilà juste un bouquin écrit par un gosse de 41 ans à destination des gosses de tous âges... Et c'est déjà pas mal. Ah oui, et en plus c'est une trilogie fantastique comme dans le Seigneur des Anneaux ! Trop bien !...

 

affiche-infection.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Runs 26/09/2012 21:10


La critique est facile, l'art est difficile... Je n'ai eu envie d'être ni vache ni condescendant... Mince, l'art de la critique est difficile !

EHB 26/09/2012 13:09


Je pensais que tu aurais été plus vachard . Mais tu n'as pas trop mal résumé (et tu as même spoilé!).


Mais évidemment, face à des ténors comme King ou Djian, il faut savoir rester modeste... (quoi que, me retrouver chroniqué parmi eux, c'est quand même plaisant)!

Présentation

  • : Blog perso de René Castel - Educateur Entraîneur Sportif en Natation et Karaté. Humour, opinions et autres digressions...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories